- Monitoring énergétique
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Le décret tertiaire est souvent évoqué pour mettre en avant la rénovation énergétique des bâtiments existants. Mais saviez-vous qu’il concerne aussi les bâtiments neufs ? En effet, il impose à ces derniers de respecter des objectifs de consommation d’énergie en 2030, 2040 et 2050. Découvrez qui est concerné par cette obligation et comment connaître les plafonds à respecter, selon le type d’activité.
Publié en juillet 2019, le décret tertiaire fixe les objectifs de réduction des consommations d’énergie pour les bâtiments tertiaires à l’horizon 2030, 2040 et 2050.
Cette mesure, également appelée dispositif Éco Énergie Tertiaire, a pour objectif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur, dans l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, tel que fixé par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC).
Pour ce faire, le décret tertiaire impose aux publics concernés de :
68 % du parc tertiaire français est concerné par ce décret.
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Sont concernés les toutes parties d’un bâtiment qui hébergent des activités tertiaires et dont le cumul des surfaces est supérieur ou égal à 1000 m2, peu importe leur date de construction. Le décret tertiaire s’adresse donc à la fois aux bâtiments neufs et aux bâtiments existants.
La liste totale des bâtiments assujettis est donc plutôt longue. On peut citer notamment :
Le public visé est également très large : propriétaires et occupants privés, collectivités territoriales, professionnels du bâtiment, gestionnaires immobiliers, services de l’Etat, etc.
Les obligations du décret tertiaire concernent également les bâtiments à usage mixte, à partir du moment où les activités tertiaires occupent une surface de plancher cumulée ≥ 1 000 m2.
Comme expliqué plus haut, le décret tertiaire concerne les bâtiments neufs, comme les bâtiments existants. Toutefois, ces deux configurations étant très différentes, les objectifs recherchés ne sont pas tout à fait les mêmes.
Dans le cas des constructions neuves, le décret cherche à encourager la recherche d’efficacité énergétique dès l’étape de conception du bâtiment. C’est le moment le plus propice pour réaliser des économies d'énergie importantes. En effet, une fois la construction achevée, cela devient compliqué (voire impossible) d’obtenir les mêmes résultats.
L’objectif final : réduire l’empreinte énergétique des bâtiments tertiaires avant même qu’ils sortent de terre.
Pour respecter les seuils de consommation imposés par le décret, les constructeurs doivent intégrer ces obligations dans la conception même du bâtiment.
Par ailleurs, ils peuvent faire appel à certains leviers supplémentaires, tels que :
Attention : contrairement aux normes RT 2012 et RE 2020 qui imposent une obligation de moyen et qui ne concernent que les 5 postes chauffage / climatisation / ventilation / éclairage / eau chaude sanitaire, le décret tertiaire impose bien une obligation de résultat sur l'ensemble des consommations du bâtiment.
Comme rappelé plus haut, le décret tertiaire oblige les bâtiments assujettis à respecter certains plafonds de consommations énergétiques à l’horizon 2030, 2040 et 2050.
Pour calculer la valeur de ces plafonds, les publics concernés ont le choix entre deux méthodes :
par rapport à l’année de référence.
Dans le cas des bâtiments neufs ou récents, cela n’aurait aucun sens de se baser sur une année de référence dans le passée, puisque le bâtiment n’était pas encore construit. Pour les constructions neuves, c’est donc la méthode Cabs (en valeur absolue) qui s’applique.
Pour connaître les objectifs à respecter pour chaque bâtiment, il faut se référer aux différents arrêtés parus entre 2021 et 2025, et qui précisent les modalités de calcul par type d’activité.
Chaque arrêté spécifie un seuil de consommation d’énergie exprimé en kWh/m2/ an. Ce seuil prend en compte une composante CVC (chauffage, ventilation, climatisation), et une composante “USE” basée notamment sur l’intensité d’usage des locaux et le taux d’occupation.
Le calcul se fait ensuite au cas par cas, pour chaque bâtiment neuf, en se basant sur les montants fixés dans l’arrêté correspondant. Il est fortement conseillé d’utiliser un logiciel décret tertiaire et/ou de solliciter l’aide d’un bureau d’études pour réaliser ce calcul correctement.
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Date de publication au JO |
Types d’activités concernées |
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Arrêté I |
17 janvier 2021 |
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Arrêté II |
24 avril 2022 |
Idem que l’arrêté I avec de nouvelles des sous-catégories |
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10 décembre 2023 |
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14 mars 2024 |
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12 juillet 2024 |
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6 septembre 2025 |
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Comme évoqué précédemment, les échéances du décret tertiaire sont 2030, 2040 et 2050. Les vérifications auront lieu, a posteriori :
Par ailleurs, les publics concernés doivent dores et déjà publier leurs consommations d’énergie sur la plateforme OPERAT chaque année avant le 30 septembre.
Enfin, si vous souhaitez faire une demande de modulation des objectifs (dans le cas de contraintes architecturales, techniques ou patrimoniales), vous devez impérativement déposer votre dossier sur la plateforme au plus tard le 30 septembre 2027.
En cas de non-respect des obligations, le décret tertiaire prévoit une sanction financière de 7 500 pour les personnes morales (1 500 € pour les personnes physiques), et applique le principe de name & shame (nom de l’établissement visible en ligne sur un site de l’État).
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